Vous cherchez la liste exacte des conjonctions de coordination et un moyen sûr de ne plus les confondre ? En grammaire française, ces petits mots sont incontournables… et pourtant souvent fragiles dans la mémoire des élèves.
Entre récitations approximatives, oublis à l’écrit et confusions avec d’autres catégories, la difficulté s’installe vite. Le résultat se voit en production d’écrits : des phrases moins claires, des liens logiques mal maîtrisés.
Heureusement, sept conjonctions seulement, un rôle précis chacune, et une phrase mnémotechnique éprouvée suffisent pour lever les blocages. Avec une approche explicite et des repères concrets, vous pouvez ancrer durablement ces notions et les rendre pleinement opérationnelles en classe comme à la maison.
Qu’est-ce qu’une conjonction de coordination ?
En grammaire française, une conjonction de coordination est un petit mot… mais à l’utilité immense. Elle sert à relier des éléments de même nature grammaticale. Deux mots, deux groupes, deux propositions. Rien de hiérarchique ici : chaque partie garde le même statut.
Autrement dit, la conjonction de coordination joue le rôle de pont. Elle met en relation sans subordonner. « Paul lit et Marie écrit » : les deux actions avancent côte à côte, à égalité.
À l’école primaire, cette notion peut sembler abstraite. Pourtant, elle repose sur une idée simple : ces conjonctions servent à organiser la pensée et à structurer le discours, à l’écrit comme à l’oral.
La liste des conjonctions de coordination
Allons droit au but. C’est souvent ce que recherchent les élèves… et leurs parents. En français, il existe exactement sept conjonctions de coordination. Pas une de plus. Pas une de moins.
- mais
- ou
- et
- donc
- or
- ni
- car
Mais, ou, et, donc, or, ni, car
Cette liste est exhaustive et officielle. Elle ne varie pas selon les manuels ni les niveaux. Attention aux confusions fréquentes : des mots comme « puis », « alors » ou « parce que » n’en font pas partie, même s’ils jouent parfois un rôle de liaison dans la phrase.
Comment retenir facilement les conjonctions de coordination
Mémoriser une liste brute, sans appui, relève souvent du parcours du combattant. Surtout pour les élèves du cycle 3. C’est là qu’intervient un outil pédagogique redoutablement efficace : la phrase mnémotechnique.
Elle transforme une suite de mots abstraits en une petite histoire facile à visualiser. Résultat ? On allège la charge cognitive et on sécurise les apprentissages, y compris chez les élèves en difficulté.
En classe, l’idéal consiste à faire verbaliser cette phrase, à la répéter, à la mimer parfois. L’apprentissage devient actif. Et donc plus durable.
La phrase « Mais où est donc Ornicar ? » expliquée
Impossible de passer à côté. « Mais où est donc Ornicar ? » reste la référence absolue. Chaque mot correspond à une conjonction de coordination, dans l’ordre :
- Mais
- Ou
- Et
- Donc
- Or
- Ni
- Car
Pourquoi ça marche ? Parce que la phrase fait sens. Les élèves s’interrogent, sourient, imaginent ce fameux Ornicar. L’émotion, même légère, facilite la mémorisation.
Comprendre le rôle de chaque conjonction
Retenir la liste, c’est bien. Comprendre l’utilité de chaque mot, c’est mieux. Chaque conjonction de coordination exprime une relation logique précise.
| Conjonction | Valeur logique | Exemple simple |
|---|---|---|
| mais | opposition | Il veut venir, mais il hésite. |
| ou | choix | Tu préfères thé ou chocolat ? |
| et | addition | Elle lit et elle écrit. |
| donc | conséquence | Il pleut, donc je reste. |
| or | transition / opposition logique | Il promettait de venir, or il n’est pas là. |
| ni | addition négative | Il ne crie ni ne pleure. |
| car | cause | Je pars, car il est tard. |
En classe, proposer des phrases à compléter ou à transformer aide beaucoup. L’élève ne récite plus : il raisonne.
Conjonctions de coordination ou de subordination : ne pas confondre
La confusion est fréquente, et parfaitement compréhensible. Les conjonctions de subordination introduisent une proposition qui dépend d’une autre. Ce n’est pas le cas des conjonctions de coordination.
Un test simple fonctionne bien avec les élèves : si l’une des propositions ne peut pas exister seule, on est probablement face à une subordination (« parce que », « quand », « si »…).
Cette distinction est essentielle pour éviter les erreurs d’analyse grammaticale. Sur le même principe que les nuances juridiques abordées dans cet article sur la liberté de conscience, tout repose sur une lecture attentive des liens logiques.
Un support vidéo pour consolider l’apprentissage
Après la leçon, une vidéo peut servir de rappel visuel. Elle aide certains élèves à fixer les notions, notamment ceux qui apprennent mieux par l’image et l’audio.
Ce type de support n’a pas vocation à remplacer l’enseignement explicite. Il l’enrichit. Comme pour tout apprentissage, la répétition, la variété des approches et l’accompagnement restent essentiels, un peu à la manière des démarches expliquées dans cet exemple de recours argumenté.
Existe-t-il d’autres phrases mnémotechniques que « Ornicar » ?
Les conjonctions de coordination changent-elles avec le temps ?
Des repères solides pour enseigner et mémoriser durablement
Les conjonctions de coordination sont peu nombreuses, mais leur maîtrise change tout. Retenir mais, ou, et, donc, or, ni, car permet de structurer la pensée et d’enrichir l’expression écrite dès le cycle 3.
La phrase « Mais où est donc Ornicar ? » reste une alliée précieuse. Elle sécurise la mémorisation, libère l’attention et laisse la place à l’essentiel : comprendre la fonction logique de chaque conjonction dans la phrase.
En distinguant clairement coordination et subordination, vous évitez des confusions persistantes et gagnez en efficacité pédagogique. Avec des exemples contextualisés et des rappels réguliers, ces outils deviennent naturels, aussi bien pour les élèves que pour les adultes qui les accompagnent.
